La composante Nucléaire Radiologique Biologique Chimique (NRBC)
En adéquation avec l’analyse déterministe des risques technologiques liés à son secteur de compétence,
la Brigade possède un véritable savoir-faire dans le domaine NRBC ce qui lui donne une indéniable
plus-value quant à la qualité de sa réponse opérationnelle.
La composante NRBC est répartie dans différentes Unités du groupement des appuis et de secours :
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l’Unité élémentaire spécialisée (UES) Balard;
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l’Unité élémentaire spécialisée de Kourou;
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l’Unité élémentaire spécialisée de Biscarrosse;
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La 38e Compagnie NRBC, fondé le 9 septembre 2010, est garante de la mise en œuvre des savoir-faire
et des matériels spécialisés sur opération.
Elle a pour mission : d’assurer, sur l’ensemble du secteur de compétence de la Brigade, l’appui des premiers
intervenants dans le domaine NRBC.
Elle met ainsi en œuvre des groupes d’intervention chimique, radiologique ou biologique, ainsi que des
moyens permettant la décontamination de masse dans le cadre d’évènements impliquant de nombreuses
victimes en ambiance NRBC.
Elle possède aussi du matériel de dépollution qui lui permet d’agir directement sur une pollution, d’en limiter
l’étendue et d’en assurer la récupération.
Outre son engagement opérationnel, la compagnie participe aussi à la formation du personnel spécialiste
et non spécialiste de la Brigade ainsi qu’à de nombreux exercices inter-groupements.
De plus, elle développe de nombreux partenariats hors BSPP, apportant son expertise et ses compétences
en termes de prévision, de planification opérationnelle, d’entraînements, voire de formation.
La 38e compagnie mène environ 300 interventions NRBC et 7 000 interventions SUAP (secours d’urgence
aux personnes) par an. Elle se répartit sur trois centres de secours : Pouchet (XVIIe), Livry-Gargan (93)
et Rungis (94). En Ile-de-France, entre 30 et 40 sites sont répertoriés NRBC. La majorité des interventions
de la 38 concerne un risque courant de faible envergure (absorption fioul, odeur, etc.). De temps en temps,
la 38 intervient pour du transport de matière dangereuse. Et à de rares occasions, ses interventions
concernent la menace terroriste et les risques technologiques. En 2020, 88,5% de ses interventions
étaient liées à un risque chimique (risque courant non impactant comme une odeur que l’on n’arrive pas
à identifier), 6% à un risque biologique, 5% concernaient la lutte anti-pollution et seulement 0,5% étaient
liées à un risque radiologique (principalement sur des emprises aéroportuaires).
En plus des préparations opérationnelles quotidiennes, les 142 sapeurs-pompiers de la 38 pratiquent
un exercice de dépollution par mois, au minimum deux manoeuvres complètes par mois en appui
des compagnies d’incendie et de secours (CIS) et sur des sites extérieurs dans la mesure du possible,
et un exercice avec des produits réels une fois par mois.
Avant, la Brigade comptait simplement des spécialistes NRBC dans ses rangs, regroupés en cas
d’intervention, mais n’avait pas de compagnie dédiée à cette spécialité. La mission de la compagnie NRBC
est d’assurer l’appui des premiers intervenants dans ce domaine particulier et sensible. Elle peut faire
des prélèvements mais n’est pas habilitée à faire un travail d’analyse, qui est confié au Laboratoire
central de la Préfecture de Paris (LCPP) avec qui la 38 travaille en étroite collaboration. Elle est ainsi
le “bras armé” du préfet de police sur la partie risques technologiques.